SPEAKER ET ARTISTE, Dominique GRÉGOIRE !

Il écume, micro dans la main droite, les salles de sport de la région lyonnaise depuis plus de 15 ans. Et anime les soirs de match au stade de Gerland depuis l’été 1998. Dominique Grégoire est un speaker passionné. Un peintre exposé (jusqu’au 17 avril au Luminier à Chassieu). Rencontre avec un homme riche et haut en couleur.

Il y a des petits coins de paradis insoupçonnés. Des havres de paix dissimulés. Qui, une fois offert au plaisir des yeux, éveillent les sens. “J’habite là depuis bientôt 3 ans. Avant, c’était une usine.” Une usine transformée en “loft galerie” moderne, aéré, lumineux, aux murs blancs recouverts ça et là de toiles abstraites, colorées, faites “maison”. En phase avec le personnage, serein et heureux de vivre. Barbichette à la Robert Pires, Dominique Grégoire, speaker de l’OL, fou de peinture, a l’art de faire partager sa bonne humeur. Son domaine de prédilection est l’animation. Et ça se voit. “C’est ma nature. J’ai commencé en 1985 dans un club de forme.” En 1989, c’est le grand saut : création d’une entreprise d’animation. “J’en ai couvert des soirées dans le milieu sportif lyonnais.” Notamment lors des matches de basket de la CRO Lyon. “J’adore ce sport. J’ai joué très jeune et longtemps à l’ALGM, ma deuxième famille.”
Les prestations au micro s’enchaînent. Attisent la curiosité de Marino Faccioli et Olivier Blanc, respectivement directeur administratif et responsable de la communication de l’OL. “C’était le 1er mai 1998 à l’occasion de la fête du club de tennis de l’ASPTT Lyon. L’Olympique Lyonnais cherchait un successeur à Marc Jean, l’ancien speaker.” Les discussions vont bon train. Quelques jours plus tard, coup de fil de Olivier Blanc. Le ton est ironique. “J’ai une mauvaise nouvelle à t’annoncer : tu vas travailler avec nous.” Promotion professionnelle. Naturelle.
“Je me souviens des premiers matches. Une fois, j’ai présenté l’équipe alors que les joueurs étaient déjà arrivés sur la pelouse. Je revois Alain Cavéglia me dire : “Dépêche-toi”. Dommage que mon père n’ait pas été là pour assister à mes débuts à l’été 1998. J’allais avec lui à Gerland dans les années 60 assister aux matches le dimanche après-midi.” Retour aux sources et déjà, à l’époque, une voix retient l’attention du gone. “Noël Aymard, quel speaker, quel personnage ! Une voix géniale !” Dominique Grégoire est désormais de l’autre côté du décor. Sur le terrain, avant les rencontres. Dans sa cabine pendant le match, tribune Jean Jaurès.“Bernard Lacombe regarde souvent les matches avec moi. Qu’est-ce qu’il me faire rire ! Il a des expressions toutes faites comme : “Si lui, il marque pas là, le gardien n’a plus qu’à se faire couper les deux bras.” Quand Jacques Santini était directeur sportif, je me souviens qu’il avait explosé de rage sur un but casquette concédé par l’OL.” Des souvenirs à la pelle pour celui qui travaille presque à “plein temps” pour le club. “Je suis prestataire. Mon poste à l’Olympique Lyonnais occupe 50% de mes activités d’animateur.”
Le reste de ses heures, le natif de Lyon (2ème arrondissement) le consacre à l’art. La peinture. “Surtout depuis 1989. Petit à petit, c’est devenu une passion. Il m’arrive de ne pas peindre pendant 15 jours mais j’y pense continuellement. Je travaille toutes les couleurs sauf le vert. Mais , attention, il n’y a aucun rapport avec l’ASSE (rire).” Depuis le 14 mars et ce jusqu’au 17 avril, une quarantaine de toiles du speaker de l’OL est exposée au Luminier à Chassieu. “Sur les traces du présent”. Un thème significatif. “Ce sont mes voies. Celles qui me permettront de continuer à faire ce que j’aime.” Mettre l’ambiance à Gerland ? “Le premier speaker de l’OL a tenu 28 saisons, le deuxième 16. J’en suis à ma 7ème. Je ne pense pas du tout à mon avenir à l’Olympique Lyonnais. Quand j’arrêterai, j’espère laisser une petite trace dans l’histoire du club. Que l’on dise que j’ai fait du bon travail avec ma petite patte perso.” Pour se retirer serein et heureux dans son petit coin de paradis.
Xavier Cerf

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